Samsung conduit devant les tribunaux par une ONG française

Alors que les téléphones et autres appareils construits par Samsung vont être nombreux sous le sapin dans quelques heures, la firme sud-coréenne vient de nouveau d’être attaqué en raison du travail de ses ouvriers en Chine. C’est l’ONG française Sherpa qui est à l’origine de la plainte.

Sherpa accuse Samsung de pratiques commerciales trompeuses

A l’heure où Noël approche à grands pas et où les produits Samsung se sont encore arrachés comme des petits pains, une ombre va venir noircir le tableau du n°1 mondial du smartphone.

En effet, l’ONG française Sherpa, qui défend les victimes de crimes économiques, a décidé de porter plainte contre Samsung France pour « pratiques commerciales douteuses ».

Selon l’ONG, Samsung tromperait toute sa clientèle en publiant des engagements éthiques qu’il affirme respecter partout dans le monde. Pourtant, en s’appuyant sur les rapports du China Labor Watch (CLW), Sherpa dénonce les conditions de sécurité et de santé des salariés de la firme en Chine mais aussi le travail des enfants, autant de points qui ne sont pas en conformité avec les engagements éthiques pris par le constructeur asiatique.

Pour Sherpa, plusieurs enfants de moins de 16 ans auraient déjà été identifiés comme travaillant pour la société sud-coréenne sur le sol chinois. Difficile donc de promouvoir « un monde meilleur en étant une entreprise citoyenne socialement responsable » en ayant de tels agissements.

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Samsung dans le collimateur de Sherpa, pas une première !

Une plainte de Sherpa contre l’entreprise à l’origine de la gamme de smartphones Galaxy n’est toutefois pas une nouveauté étant donné que déjà en Février 2013, l’ONG française avait décidé d’amener le constructeur devant les tribunaux.

Cette affaire n’avait néanmoins pas connu l’issue souhaitée par Sherpa puisqu’en décembre 2014, l’enquête avait été classée sans suite.

Si l’ONG retourne aujourd’hui devant les tribunaux, c’est qu’elle estime disposer de « beaucoup plus de preuves qu’auparavant » si on en croit Marie-Laure Guislain, responsable du contentieux chez Sherpa.

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