Téléphonie mobile : une hausse des prix redoutée ?

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Deux jours seulement après l’officialisation du rapprochement entre Orange et Bouygues Télécom, plusieurs associations de consommateurs, dont UFC Que Choisir, ont fait entendre leurs inquiétudes. Elles redoutent que le retour à trois opérateurs n’entraîne une hausse des tarifs des forfaits.

Le retour à trois opérateurs suscite des craintes chez les consommateurs

Quelques heures seulement après l’officialisation de l’existence de négociations avancées sur le dossier du rachat de Bouygues Télécom par Orange, les associations de consommateurs sont montées au créneau afin de faire entendre leurs voix.

UFC Que Choisir, en première ligne, a ainsi fait part de son inquiétude quant aux conséquences de la restructuration du marché qui va découler de cette opération. En effet, avec un retour du marché de la téléphonie à 3 opérateurs (Free, SFR Numéricable et Orange), beaucoup craignent que les prix ne repartent à la hausse.

Il faut dire que c’est l’arrivée quelque peu dévastatrice de Free sur le marché en 2012 qui avait provoqué une baisse des tarifs favorables aux consommateurs. Le retour à trois opérateurs pourrait-il inciter les opérateurs à revenir en arrière en matière de prix ? Rien n’est moins sûr. Toutefois, UFC Que Choisir prend l’exemple de l’Irlande et de l’Autriche où une concentration de 4 à 3 acteurs a eu pour conséquence une hausse des prix respectivement de 25 et de 20%. Une situation que ne veulent pas vivre les consommateurs français…

UFC Que Choisir demande l’instauration de garde-fous

Afin d’éviter que les trois opérateurs restant en place ne soient tentés de faire augmenter leur prix, les associations de consommateurs estiment que des garde-fous doivent être mis en place.

Si, à court terme, il faut mettre en place des mesures évitant que des entreprises puissent être en position de force, à moyen terme, il faut veiller « à prévoir des mécanismes correcteurs à mettre en œuvre en cas d’augmentation des prix, voire en cas de stagnation ».

L’UFC considère ainsi que des conditions techniques et tarifaires favorables à l’accueil d’opérateurs virtuels doivent être maintenues. Un gel de certaines fréquences, afin de laisser la place pour un autre opérateur, est aussi une alternative à ne pas ignorer.

Pour autant, plusieurs spécialistes des télécommunications assurent que les consommateurs n’ont rien à craindre de ce resserrement du marché. Selon eux, « une stabilisation des tarifs de la téléphonie dans un marché français à la fois mature et ultra-compétitif » est à attendre.

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